L'EDITO DU JEUDI
Chers concitoyens, j'avais jusqu'ici l'habitude de rédiger cet édito à intervalles irréguliers et en fonction essentiellement de l'actualité locale à régionale. Il m'a semblé nécessaire maintenant de vous donner rendez-vous, chaque jeudi, en élargissant le champ des sujets traités tout en continuant bien entendu à commenter la vie de notre commune.
En effet, l'actualité nationale ou internationale, quels qu'en soient les sujets, ne peuvent laisser indifférents à partir du moment où elles impactent plus ou moins directement notre vie quotidienne.
Ainsi pouvons nous observer aujourd'hui, à travers l'ensemble des médias qui s'en font l'écho, les difficultés économiques des pays de la zone Euro ; diminution de 17 % des salaires des fonctionnaires en Irlande, retraite à 67 ans en Espagne, sans oublier la Grèce, principale victime de l'incurie de ses dirigeants.
L'indispensable réforme des retraites engagée dans notre pays cette année viendra également rappeler que la gestion économique est un acte politique fort, que nos dirigeants ont souvent fait passer au second plan, sans doute pour des raisons purement électoralistes.
Suivant ce mauvais exemple, et même si elles ne peuvent comme les états présenter des budgets déficitaires, de nombreuses collectivités continuent à pratiquer la fuite en avant, augmenter toujours plus la fiscalité locale et embaucher toujours plus de fonctionnaires sous prétexte d'améliorer les services rendus à la population !
Le temps approche où, inéluctablement, nous devrons dire à nos concitoyens que nous ne pouvons plus continuer à nous endetter indéfiniment et que des choix courageux devront être faits, à Mézières sur Seine comme ailleurs, afin de réduire les déficits et diminuer les dépenses pour ne pas avoir à augmenter les recettes, pénalisantes pour le pouvoir d'achat et l'emploi.
Le Président
Jean-François FASTRE