Le permis de construire des futurs logements de la rue de mézerolles est désormais affiché en mairie et il parait difficile de croire que la municipalité accepte de faire machine arrière dans ce dossier.
Nous le répétons malgré tout encore une fois ; vouloir programmer la construction de 26 logements dans une zone sous équipée en infrastructures (routes, réseaux d'assainissement, parkings, sécurité) constitue une erreur manifeste en terme d'urbanisme.
Cette première réalisation d'un immeuble à Mézières sur seine depuis plus de 20 ans semble constituer par ailleurs les premiers signes d'une nouvelle politique du logement dans notre commune, et pourtant, souvenons nous ; qui n'a pas en mémoire les sempiternelles déclarations de Monsieur le maire, dans le bulletin municipal ou à l'occasion de cérémonies ou manifestations diverses, prônant la sauvegarde du caractère rural de Mézières et vantant la qualité de vie de notre village !
Les discours ne sont visiblement pas toujours en adéquation avec les actes.
Ces remarques valent sur le fond mais la forme est tout aussi critiquable. Que dire de la méthode employée et de l'absence de véritable concertation avec les riverains, ce qui aurait été la moindre des démarches, mais également avec l'ensemble de la population placée devant le fait accompli.
La même méthode semble être utilisée avec la mise en place du PLU puisque la réunion organisée par la mairie samedi dernier sur la restitution du diagnostic préalable s'est limitée à la remise en début de séance d'un document de travail et de quelques échanges avec le représentant du cabinet conseil, le maire restant curieusement muet.
Rien sur les prévisions économiques et démographiques de la commune, rien sur les besoins répertoriés en matière de développement économique, d'aménagement du territoire, de transports, d'équipements et de services. Pas un mot sur les choix retenus pour établir le projet communal d'aménagement et de développement durable, ni sur la délimitation des zones.
Ainsi, comme pour la rue de Mézerolles, les habitants de notre commune se trouvent confrontés à un simulacre de concertation, les réunions n'étant organisées que pour donner le change et nous craignons fortement qu'en tout état de cause les décisions définitives ne soient d'ores et déjà prises.
Le Président
Jean-François FASTRE