Le Conseil Municipal s'est réuni mardi soir avec comme unique ordre du jour le Plan Local d'Urbanisme (PLU) et la préparation de sa composante structurante, le Plan d'Aménagement et de Développement Durable (PADD).
Je vous commenterai de manière plus détaillée le contenu de cette réunion dans le compte rendu que nous mettrons en ligne sur ce site dans les prochains jours.
Mais d'ores et déjà il m'a semblé intéressant de porter à votre connaissance quelques éléments qui m'ont semblé intéressants et significatifs quant à la démarche municipale, sur le fond comme sur la forme.
Un chiffre tout d'abord. Lorsque sur notre parution « convergences info n°2 » nous faisions état de la possibilité de compter 1 000 habitants supplémentaires à Mézières à l'horizon 2025, nous ne pensions pas être en deçà de la réalité. Eh bien si ! Monsieur le maire annonçant pour sa part une augmentation de 1 500 habitants sur le seul projet de la ZAC !
La trentaine d'habitants de la commune qui étaient présents en la circonstance, non pas consécutivement aux actions de communications de la municipalité, ni à son invitation, mais essentiellement grâce au « bouche à oreille », ont pu également constater la pauvreté de ce qui avait été annoncé comme un débat du Conseil Municipal sur un sujet dont l'importance n'avait pourtant échappé à personne.
Ce débat s'est limité en fait à un échange de point de vue entre Monsieur le maire et son adjoint visiblement en charge du dossier, Monsieur MORICEAU, entrecoupé de quelques interventions de 4 ou 5 conseillers, certaines étant souvent critiques et empreintes de bon sens.
A l'issue de cette réunion, que je qualifierais de séance d'auto promotion, et malgré une demande précise de ma part, Monsieur le maire a refusé aux Mézièroises et Méziérois présents la possibilité de poser quelque question que ce soit sur le sujet, démontrant ainsi son peu d'appétence pour l'exercice d'une véritable démocratie locale.
Ce qui me parait le plus regrettable et pénalisant, au niveau actuel de l'évolution des dossiers PLU et ZAC, c'est l'absence d'un véritable projet, novateur, riche en espérance pour l'avenir, qui puisse être porté par les élus avec le soutien de l'ensemble de la population.
Pour cela il faudra bien que, tôt ou tard, la municipalité admette que le souhait maintes fois exprimé des habitants de la commune est d'être acteurs de son évolution et non pas simples spectateurs ; et que celle-ci ne pourra se faire contre leur gré.
Le Président
Jean-François FASTRE