Chaque contribuable de ce pays, chaque contribuable méziérois reçoit actuellement de l'administration fiscale de charmants courriers les invitant à s'acquitter des taxes foncières et de la taxe d'habitation pour l'exercice 2010.
Chacun pourra constater en la circonstance que le montant de ces taxes est en augmentation constante et ce depuis plusieurs années consécutives. Dans notre commune, après une augmentation de 3 % en 2009, le conseil municipal avait voté pour 2010 une augmentation de 2 %.
A ces augmentations de la fiscalité relevant exclusivement de la commune, il faut ajouter celle, générale, concernant la base servant à déterminer la valeur locative du logement, base généralement indexée sur l'évolution du coût de la vie, soit 1,2 % pour cette année.
N'oublions pas enfin l'augmentation des taux relevant du Conseil Général des Yvelines qui atteint cette année un niveau record (+ 14,8 %), même si notre département reste le mieux placé de la région Ile de France en matière de fiscalité locale.
Dans cette affaire, dont la complexité n'a d'égale que la mauvaise foi apparente et les postures idéologiques, chacun se renvoie la balle, l'Etat accusant les collectivités territoriales de vivre au dessus de leurs moyens et de dilapider l'argent public, ces mêmes collectivités reprochant à l'Etat, dans le cadre de sa politique de décentralisation, de transférer toujours plus de compétences sans y adjoindre les moyens financiers correspondant.
Alors que faire ?
La position de l'Etat étant constante, quoi qu'on en dise et quels que soient les gouvernements en place, à plus forte raison compte tenu de l'état affiché des finances publiques, il ne reste aujourd'hui aux collectivités, aux communes, que le choix entre augmenter les recettes, donc les impôts pour financer l'augmentation des dépenses, ou diminuer les dépenses pour alléger, ou au pire maintenir au niveau actuel, le poids de la fiscalité locale sur les ménages.
Je pense bien évidemment qu'il faut privilégier cette dernière solution, notamment dans notre commune ; la négliger serait non seulement contraire aux intérêts de nos concitoyens mais constituerait une erreur grave en regard des évolutions à venir en matière de fiscalité locale.
Le Président
Jean-François FASTRE