Il faut désormais voir la réalité en face et appeler les choses par leur véritable nom.
Les Mézièroises et Mézièrois qui assistaient de manière participative à la réunion publique en Mairie, samedi dernier, réunion pilotée conjointement par monsieur le Maire et des représentants de la société ALISEA, ont pu s'en rendre compte : la concertation sur l'élaboration du Plan Local d'Urbanisme de la commune ressemble de plus en plus à une opération consistant à faire valider par la population, de manière subliminale, l'opération de la future Zone d'Aménagement Concerté (ZAC) du centre ville.
Soyons clairs, les besoins en termes de logements locatifs, diversifiés quant à leurs typologies, pour nos concitoyens habitant des appartements vétustes, insalubres ou inadaptés, pour les jeunes, seuls ou en couples, pour les familles monoparentales, sont bien réels, et ne pas tenir compte de cette réalité dans une vision prospective de l'évolution de Mézières serait irresponsable.
Mais il a été fait état lors de cette réunion d'une donnée chiffrée pour le moins inquiétante, à savoir que la future ZAC pourrait générer un afflux de 1000 habitants. Ceci me laisse à penser que le projet est démesuré et ne correspond absolument pas aux besoins de notre commune ……sauf à envisager l'arrivée massive de population en provenance de communes ayant largement dépassé leurs taux de logements sociaux en regard de la loi SRU.
On peut s'interroger à cet égard quand à l'existence d'une relation de cause à effet entre, d'une part la volonté récente de la municipalité de vouloir intégrer rapidement la Communauté d'Agglomération de Mantes en Yvelines et d'autre part l'avancement subit du projet de la Zone d'Aménagement Concerté en centre ville ?
Le développement de Mézières sur Seine est nécessaire, mais l'expansion démographique inévitable à venir devra non seulement être maitrisée, avoir pour conséquence de développer un habitat locatif de qualité, mais également et surtout de conserver son caractère de village à travers la mise en valeur, l'adaptation et la rénovation de son patrimoine immobilier.
Le Président
Jean-François FASTRE