L'EDITO DU JEUDI
Une récente étude menée par la banque Dexia avec l'Association des Communautés Urbaines de France (ACUF) nous apprend que les maires des grandes villes ayant choisi ce statut (Marseille, Lyon, Lille, etc…) ont semble t'il pris conscience qu'il convenait de réagir face à la crise puisque leurs dépenses de fonctionnement n'ont progressé que de 0,6 % en 2009.
Il s'agit en la circonstance d'un effort sans précédent, ces mêmes dépenses de fonctionnement ayant par ailleurs augmenté de 5,6 % par an entre 2001 et 2008.
Les maires concernés ont ainsi visiblement pris en considération l'absence de visibilité de leurs recettes dans les années à venir due notamment au gel des transferts financiers de l'état vers les collectivités territoriales et le remplacement de la Taxe Professionnelle par une nouvelle taxe, la Contribution Economique Territoriale, dont le rendement ne sera sans doute pas aussi avantageux que sa devancière.
Il est réconfortant de constater que les élus de ces grandes agglomérations aient décidé, face aux difficultés générées par la crise, d'anticiper les événements et de faire preuve d'une plus grande vertu dans leur gestion économique et financière.
Gageons que cette nouvelle attitude fasse désormais tâche d'huile, les citoyens contribuables que nous sommes ayant tout à y gagner.
Le Président
Jean-François FASTRE