L'EDITO DU JEUDI
L'épineux dossier des retraites arrive dans une phase de traitement décisive et des mesures sans aucun doute difficiles, mais nécessaires à la pérennité de notre système par répartition, ne manqueront pas d'être adoptées par le parlement.
Bien sûr, certaines organisations syndicales montreront leurs muscles, dès aujourd'hui pour certaines, et feront mine de s'outrer tout en sachant fort bien dans leur for intérieur qu'il n'y a pas d'alternative si l'on veut préserver ce même système par répartition.
Bien sûr également, les partis d'opposition seront dans leurs rôles en dénonçant de manière systématique, et avec des arguments très souvent idéologiques, toutes les propositions du gouvernement.
Le débat se focalise actuellement sur l'allongement de la durée de cotisation et surtout sur le sacro saint départ en retraite à 60 ans qui cristallise à lui seul tous les débats. Mais l'allongement de la durée de cotisation et le report de l'âge légal de départ en retraite au-delà de 60 ans ne couvriront que 50 % du financement et le gouvernement comme l'opposition restent très discrets sur les mesures à prendre pour couvrir les 50 % manquants.
On ne peut évidemment pas récuser le fait que nous vivons de plus en plus longtemps, on ne peut que s'en réjouir, et il semble logique de prendre en compte cette donnée démographique en allongeant également la durée du travail, tout en prenant en compte la réelle pénibilité de certaines activités professionnelles.
L'ensemble de la classe politique, les partenaires sociaux, chacun d'entre nous, doivent faire preuve de responsabilité et accepter que l'on prenne toutes les mesures nécessaires, justes et équilibrées, pour que les générations futures puissent à leur tour bénéficier d'un système de retraite par répartition rénové.
Le Président
Jean-François FASTRE