Point 6 : Application du service minimum dans les écoles en cas de grève des enseignants
Le Maire et le conseil municipal font état des difficultés d'application du service minimum, notamment pour la grève à venir du 20 novembre.
Le Maire déclare être contre l'application de la loi en l'état et réclame du temps pour mettre en place de manière organisée un tel service. Il suggère de faire un appel à candidatures pour trouver des volontaires pour encadrer les enfants les jours de grève.
Notre association rappelle que la loi sur le Service Minimum d'Accueil (SMA), promulguée le 20 aout 2008, oblige les municipalités à organiser un droit d'accueil des élèves de maternelle et de primaire à partir de 25 % de grévistes, et avec obligation pour ceux-ci de déclarer leur intention 48 h à l'avance.
Les mots d'ordre des organisations syndicales d'enseignants, incitant ceux-ci à se déclarer tous systématiquement grévistes, ne font qu'ajouter de la confusion et compliquent la tache de ceux qui sont chargés d'appliquer la loi.
Doit-on rappeler également que cette loi est faite d'une part pour nos enfants, qui sont pénalisés par les absences des enseignants, et d'autre part pour les parents qui sont régulièrement obligés de s'absenter de leur travail ou trouver des solutions alternatives, parfois très onéreuses.
Si le droit de grève est un droit constitutionnel, le respect et la prise en compte de l'intérêt général doivent rester des vertus universelles.
Point 7 : Demande d'autorisation d'utiliser l'église de Mézières
Mr le Maire déclare avoir été saisi d'une demande écrite d'une congrégation intitulée « L'église protestante évangélique de la chambre haute » qui demande l'autorisation d'utiliser l'église de Mézières pour y organiser des réunions le dimanche matin et un jour de la semaine.
Cette congrégation semble avoir un lien avec une association méziéroise, l'ARCHE (Association Réveil C'est l'Heure), anciennement Faithalive, qui s'occupe de cours d'anglais et de séjours linguistiques pour les enfants scolarisés en primaire ou au collège.
Certains conseillers dénoncent le prosélytisme religieux dont ferait preuve cette association.
Le Maire a contacté le prêtre assurant les services religieux à Mézières qui s'est déclaré manifestement hostile à l'utilisation de l'église en dehors des offices catholiques.
Le conseil municipal s'est prononcé défavorablement à la majorité (1 abstention - 1 pour) pour le prêt de l'église à une congrégation évangélique.
Il est à remarquer que le seul vote positif émane de Mr MORICEAU, 2ème maire adjoint chargé de l'urbanisme et de l'économie, au motif du respect de la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'état.
Cette loi affirme que : « La République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes dans l'intérêt de l'ordre public ».
Compte tenu des réserves exprimées par certains conseillers municipaux, il nous semble que l'intérêt de l'ordre public ne soit pas explicitement garanti.
Par ailleurs, notre pays a un long passé historique marqué de catholicisme et les maires des communes de France n'ont jamais jugé nécessaire de remettre en cause ce passé en utilisant sans discernement leurs prérogatives de gestionnaires des bâtiments communaux.
Nous approuvons sans réserve la décision majoritairement prise par le Maire et la majorité de son conseil municipal.
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